Pauline Arry

Et si aujourd'hui tu décidais de vivre la vie qui te ressemble vraiment ?

Mon parcours de vie : ce qui fait que j’en suis là aujourd’hui.

Sur Instagram j’ai lancé un défi, comme une occasion de faire le point sur ton parcours de vie en prenant le temps de le raconter. Je te proposais en même temps de partager ta vision de la vie, ce que tu as envie d’entreprendre, ce qui te fait vibrer et pourquoi.

Il est temps pour moi de me prêter au jeu !

J’ai choisi cette photo, car elle marque une étape de mon propre développement personnel. C’est mon premier grand pas hors de ma zone de confort, et je n’avais que 16 ans.

 

Mais pour commencer du début : j’étais (et je suis encore un peu) une grande timide depuis toute petite. Je subissais énormément cette timidité que j’appelais un « défaut ». J’enchaînais les frustrations à force de trop souvent ne pas oser dire ou faire quelque chose, bloquée par le regard des autres, par l’envie de plaire à tout le monde, la peur d’être rejetée, et la croyance qu’il fallait ne pas trop contredire les autres pour être intégrée et appréciée.

J’en ai surtout souffert lors de mon entrée en 6ème. J’avais 12 ans, et j’avais déjà pris la décision de ne plus être timide. Mes premiers défis étaient de ne plus me sentir déstabilisée pendant les 10 aines de fois dans la journée où je sentais mes joues rougir et chauffer face au regard des autres. D’oser petit à petit lever la main en cours de math. De me forcer à davantage maintenir le regard des personnes pendant qu’elles me parlaient.
Au fur et à mesure j’osais m’habiller différemment, changer de coiffure, me maquiller, affirmer mon image (à défaut d’affirmer ma personnalité intérieure). Sans pour autant être encore à l’aise avec mon reflet dans le miroir. J’ai commencé à intéresser les garçons, mais je continuais à croire que pour plaire aux autres, il fallait s’adapter à eux. Ce qui a fait des dégâts (et encore récemment…).
J’avais donc à cette époque parfois l’impression de n’être personne, et j’étais incapable de décrire qui j’étais vraiment, à force de faire le caméléon.

Un jour, je me suis mise à réfléchir sur le sens que je voulais donner à ma vie. Au collègue on commençait à nous demander de trouver LE métier que l’on aimerait faire. J’en avais aucune idée. J’avais toutefois ce besoin de me sentir utile aux autres, d’être dans une relation d’aide. J’ai alors décidé très tôt que je voulais devenir assistante sociale, et cela m’a guidé pendant des années.

Par la suite, je profitais d’étapes symboliques pour affirmer un tout petit peu davantage le nouveau moi que je voulais devenir : changement de collègue, passage au lycée, départ à Grenoble pour les études, etc. Car oui, je visualisais la Pauline que je voulais être, et indirectement cela m’a beaucoup aidé. Même si au début je m’auto-flagellait de ne pas réussir à avoir de l’assurance, de paraître encore timide aux yeux des autres, de toujours ressentir un immense stress quand l’attention se tournait sur moi.

A 16 ans (sur la photo), j’ai osé participé au concours Miss Rosé d’un petit village du Sud de la France où je suis originaire (et où on boit beaucoup de vin). Je n’ai pas gagné la couronne (j’ai quand-même fini 1ère dauphine, on était 4 participantes héhé) mais j’étais tellement fière de l’avoir fait, que c’était finalement ma propre victoire.

Vers mes 18 ans j’ai découvert ce qu’étais le développement personnel, la psychologie positive, la PNL, etc. Ça résonnait tellement en moi !
J’ai commencé mes études d’assistante sociale (métier essentiellement basé sur la relation aux autres) qui m’ont énormément fait apprendre sur moi, sur la société, sur la vie, à travers les cours, les rencontres, les expériences de terrain…
J’ai rapidement trouvé un travail, en Haute-Savoie, au fin fond du Chablais, là où je ne connaissais personne. J’ai osé y aller, affronter l’inconnu, seule avec mon chien (heureusement qu’il était là mon Mango d’amour).

Malgré la satisfaction d’avoir « réussi » à atteindre mon objectif, je ressentais quand-même un vide en moi. J’étais effrayée à l’idée de me dire « ça y est, j’ai un boulot, je vais le faire toute ma vie, et voilà, c’est fini, il n’y a plus qu’à se laisser porter par la routine de la vie ».
Cet état d’esprit, a rapidement généré des remises en question et je me suis (difficilement) rendue compte que je m’étais trompée. J’acceptais l’idée que ce métier n’était finalement pas fait pour moi. Et tout en continuant à l’exercer, j’ai décidé en décembre 2016 de commencer une formation de coach en développement personnel, sans trop savoir ce que j’allais en faire. Dès les premiers cours, j’ai senti un tel engouement, qu’avec l’aide de mon impatience j’ai eu ce besoin de partager tout ce que j’apprenais au monde entier ! J’ai alors crée avec passion mon compte Instagram dédié au développement personnel en février 2017.

Aujourd’hui j’ai 23 ans, j’ai quitté la Haute-Savoie pour retrouver la ville. Et surtout : je suis devenue celle que je rêvais d’être il y a 10 ans. Bien-sûr que j’ai encore et toujours envie de grandir et d’apprendre sur moi-même chaque jour !  Je ne suis qu’au début du chemin, et j’ai toujours dans ma tête une Pauline du futur que j’ai envie de devenir.
J’ai des tas de projets que je prends plaisir à construire chaque jour. Je ne me suis jamais autant sentie sûre de moi et bien dans ma vie. J’ai pourtant vécu des difficultés, et tous les éléments qui composent ma vie aujourd’hui ne m’épanouissent pas à 100% (tout n’est pas tout rose quoi) mais je les supporte car je sais que cela contribue à l’élaboration de la vie dont je rêve.

Au final, mon « défaut » qui je vivais comme handicap est devenu aujourd’hui mon moteur. Pourquoi ? Parce que je l’ai décidé. Et si moi j’y suis arrivée, tout le monde en est capable, il suffit de le vouloir et d’être prêt à se dépasser quotidiennement.

 

Merci à tout ceux qui ont partagé un bout de ce qu’ils sont via ce petit défi, et merci de porter de l’intérêt au mien 😉

 

Pauline

4 Comments

  1. Hello 🙂 Ton article m’a beaucoup parlé 🙂 Tout d’abord parce que je suis timide aussi. Qu’a 18 ans jai décidé de travailler sur ce défaut 😉 Et qu’aujourd’hui à 26 je le suis toujours ! Mais moins ^^ Cest un trait de personnalité qu’il faut accepter mais sur lequel je travaille 🙂 Parfois j’ai l’impression de faire des progrès et dans certaines périodes pas du tout et je m’en veux beaucoup.. Tout comme toi la routine de ma vie pro me fait peur et je me forme pour je l’espère un jour faire autre chose et vivre une vie qui me plait davantage 🙂 Merci pour ton article et tous mes encouragements dans ta démarche 🙂

    • PaulineArry

      17 janvier 2018 at 22 h 12 min

      Bonsoir 🙂 Je suis contente de savoir que mon parcours résonne avec le tien ! Je pense en effet que l’on peut être heureux et épanoui en étant timide 😉 mais cela n’est plus le cas, comme n’importe quel autre trait de caractère, à partir du moment où tu sens qu’il te limite dans tes projets, etc. Mais en effet, avant de chercher à changer, comme tu dis il faut s’accepter tel que l’on est aujourd’hui. Et continuer à être bienveillant avec soi même, c’est comme ça que l’on avance selon moi ! Merci à toi d’avoir pris le temps de me partager tout cela, au plaisir d’échanger prochainement avec toi. Bonne soirée 😀

  2. Meerci beaucoup pour cet article ! Je me suis aussi beaucoup retrouvée dans ce que tu racontes car j’ai eu de gros problèmes avec ma timidité (je n’osais pas être moi-même et donc je m’inventais des vies..) et puis car je m’intéresse depuis quelques années au développement personnel et que ça me fait beaucoup de bien et enfin car mes études me plaisent de moins en moins et que je pense déjà à me réorienter. Mon problème du moment, c’est juste de trouver dans quoi me réorienter.. ^^ En tout cas merci beaucoup pour ce partage, tu es une personne de plus à me prouver que je ne suis pas la seule dans mon cas et que ce n’est pas désespéré 😊 🙏😘

    • PaulineArry

      19 janvier 2018 at 7 h 10 min

      Merci à toi aussi de partager ton vécu. C’est bien de parvenir à prendre du recul comme tu le fais, et de réussir à accepter que tu n’es peut être pas sur le bon chemin 🙂. Je te souhaite de réussir à trouver ta voie ! Tu vas y arriver, ce n’est pas désespéré tant que tu n’abandonne pas. Bonne continuation 😘

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